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Vers une Empreinte optimale

Le Sommet de Copenhague a montré que les gouvernements nationaux ont des difficultés à dépasser leurs intérêts nationaux, même s’ils se retrouvent de façon évidente face à un défi global. Ce sommet a également montré que vouloir classer le monde en « pays développés » et « pays en voie de développement » ne fait plus de sens – la plupart des pays se trouvant dans une voie de non développement durable. Agir en tant que gouvernement national dans l’intérêt de l’humanité entière ne va devenir possible qu’à partir du moment où le gouvernement verra cette action également dans l’intérêt de sa propre nation. Les nations qui n’arrivent pas à gérer de façon équilibrée leur demande de ressources et qui persévèrent dans la voie du déficit écologique mettent en péril leur avenir.

Actuellement, plus de 80% de la population mondiale vit dans des pays à déficit écologique. Parmi ceux-ci se retrouvent des pays à haut revenu et à bas revenu. Le Luxembourg en fait partie et notre déficit est particulièrement élevé, y compris si l’on ne considère que l’impact des résidents.

Nous sommes donc face à la question : « Quelle est notre Empreinte écologique optimale, celle qui nous permet de maintenir de façon durable un niveau de vie et de bien-être élevé dans un monde aux ressources naturelles limitées ? »

Nous savons que la planète ne croît pas, même si nous pouvons augmenter l’efficience avec laquelle nous utilisons ses ressources. Mais, sur quels progrès d’efficience pouvons-nous véritablement compter à partir d’aujourd’hui, c’est-à-dire au moment où les ressources en énergies fossiles commencent à s’épuiser ? Une utilisation optimale de ressources naturelles à un moment donné doit tenir compte de trois facteurs :

  • de la biocapacité du pays,
  • de la biocapacité mondiale, et
  • du pouvoir d’achat du pays comparé à la moyenne mondiale (et les origines de ce pouvoir d’achat).

Notre pouvoir d’achat est actuellement supérieur à la moyenne mondiale. Nous devons veiller à ne pas le perdre dans des importations trop importantes pour combler notre déficit écologique. À partir du moment où le pouvoir d’achat d’un pays est inférieur à la moyenne mondiale, ce pays ne pourra pas espérer importer des ressources naturelles en cas de déficit. Ce sera sous peu le cas de nombreux pays africains. À terme, cela pourrait également devenir une tendance au Luxembourg, à moins de prendre rapidement les mesures qui réussissent à réduire notre déficit écologique intenable.