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Empreinte écologique des résidents

l’Empreinte écologique des résidents représente 64% de l’Empreinte nationale, soit 9,41 hag/hab. Un chiffre qui reste préoccupant lorsqu’il est rapporté à la biocapacité disponible, tant à l’échelle du pays que de la planète.

L’Empreinte des résidents est obtenue en effectuant la somme des parts respectives des quatre grands secteurs que sont le logement, l’alimentation, la mobilité et les produits non alimentaires et les services.

L’analyse des résultats révèle que les deux types de populations non-résidents ont un impact considérable sur l’Empreinte des résidents qui représente « seulement » 9,41 hag/hab. par rapport à une Empreinte nationale de 14,65 hag/hab. Ceci appelle cependant deux remarques :

  • l’économie luxembourgeoise dans son ensemble engendre une Empreinte nationale 14,65 hag/hab ! Les recettes générées par la vente de carburants aux non résidents permettent au pays de maintenir le prélèvement fiscal relativement faible. Il y a d’autant plus de pouvoir d’achat qui reste auprès des personnes actives et retraitées. Ce pouvoir d’achat contribue évidemment à une Empreinte de 9,41 hag/hab. des résidents qui reste parmi les plus élevées en Union européenne.
  • cette Empreinte des seuls résidents, tout en n’étant que de 64% de l’Empreinte nationale, reste beaucoup trop élevée en comparaison à la biocapacité nationale par tête d’habitant (2,30 hag/hab.) et même à la biocapacité globale par tête d’habitant (1,78 hag/hab.).

Il est dès lors relativement peu important de savoir si, au niveau international, il faut comparer l’Empreinte des résidents ou l’Empreinte nationale. Dans le meilleur des cas, il faudrait plus de quatre planètes à l’humanité pour vivre comme les résidents du Luxembourg. Dans le pire des cas, il en faudrait au moins six pour imiter le « modèle luxembourgeois ». Le Luxembourg s’endette donc par rapport aux générations futures et par rapport au reste du monde. Quel que soit le scénario retenu, le déficit écologique constaté est beaucoup trop élevé pour considérer le modèle luxembourgeois comme durable.