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La biocapacité du Luxembourg – Résultats

Le mode de calcul de la biocapacité consiste à multiplier la superficie utilisée par chaque type de surface par le facteur de rendement (le rapport du rendement national sur le rapport mondial) et d’ajuster ce résultat par le facteur d’équivalence.

Le Luxembourg dispose de 1.122.389 hectares globaux, soit de 2,30 hectares globaux par habitant en 2008. La biocapacité du Luxembourg se décompose comme suit.

Avec 2,30 hag par habitant, la capacité bioproductive du Luxembourg est supérieure à la capacité bioproductive moyenne au niveau mondial qui s’élève à 1,78 hag par habitant en 2008. Le fait que la biocapacité par habitant du Luxembourg soit au-dessus de la moyenne mondiale signifie que le Luxembourg devrait pouvoir vivre de ses propres ressources (sans en exclure évidemment un commerce international). Or, le Luxembourg vit considérablement au-dessus de ses capacités bioproductives et doit importer des ressources.

Le facteur limitant restera la richesse du pays : pour pouvoir importer des ressources écologiques, il faut disposer de moyens économiques suffisants. Notre biocapacité totale peut augmenter grâce à de meilleures techniques agricoles. Cette augmentation peut alors être maintenue, si les techniques appliquées relèvent d’une agriculture durable. Une agriculture qui se veut durable ne devrait pas s’appuyer sur des ressources non renouvelables telles que les énergies fossiles, et elle ne devrait pas dégrader la fertilité des sols ou porter atteinte à la biodiversité.

Une augmentation durable de notre biocapacité peut être « neutralisée » par une augmentation simultanée de la population. Dans ce cas, la biocapacité par personne n’augmente pas et l’éventuel déficit écologique n’est pas réduit. Le facteur population joue un rôle déterminant dans l’analyse la biocapacité, particulièrement pour des pays qui connaissent un fort taux d’accroissement démographique comme le Grand-Duché de Luxembourg (+28% entre 1990 et 2008). Comparer la biocapacité nationale à celle du monde est important, mais insuffisant pour pouvoir dire si le « modèle luxembourgeois » est transposable à l’échelle planétaire. Pour cela, nous devons regarder de plus près notre consommation de ressources, c’est à dire notre Empreinte écologique.

Ci-dessous, un tableau plus détaillé de la biocapacité du Luxembourg qui reprend les hectares effectifs des différentes surface considérées et leur conversion en hectares globaux après application des facteurs de rendement et d’équivalence.